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Téléchargez comme PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd. Signaler comme Télécharger . contribuer à faire la lumière sur ce qui s'est déroulé à Bentalha. READ. Qui a tué à Bentalha? Télécharger, Lire PDF. Description. Ce livre est le témoignage poignant d'un homme, Nesroulah Yous, qui a vécu la nuit du 2Je dois avouer que je ne suis d'ailleurs plus très chaud, mais je me sens embarqué dans cette histoire de Les habitants de Bentalha sont donc sur le qui-vive, et ils essaient tant bien que mal de se défendre. .. Dans: N. Yous, Qui a tué à Bentalha: Chronique d'un massacre annoncé (pp. (par article, HTML et PDF).

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Et soudai n, leur comportement. Une vidéo montage est disponible aux liens suivant: En réalité, on ne peUl le ur en vouloir. En revanche,je me méfie de ces jeunes qui, dujour au lende main, se métamorphosent et imposent à tous une façon de vivre ; nombreux sont ceux qui , par embal lement ou par intérêt, rejoignent alors le FIS, et qu i, s'appuyant sur une connaissance très rudimentaire du livre sacré, croient pouvoir prêcher la bonne parole. Pourtant nous nous trouvons dans la première région mi litai re, où sont présents des di zaines de milliers de soldats. Plus tard, j ' apprendrai dc Mero ua ne que, j ustement , J' un des mil it aires a tort uré Mounir. Les assassinats prenaient un caractère de plus en plus arbitraire.

Qui a tué à Bentalha? list. keyboard_arrow_left Chapitre Télécharger Affichage actuel Veuillez saisir le mot de passe pour ouvrir ce fichier PDF. Annuler OK. 11 déc. N. Y: Qui tue qui? La question ne m'intéresse pas. Tous les criminels doivent être jugés. Tous. Islamistes et militaires. ogloszenia-turystyka.info: On a du mal. Qui a tué à Bentalha? chronique d'un massacre annoncé. Description matérielle : p. Description: Note: Titre de couv.: "Qui a tué à Bentalha? Algérie.

Ces comportements violent s provoquent chez moi et chez d'aulres une peur de ces groupes et une appréhension quant à leur possi bilité de s'imposer au sein de la mouvance islamiste. Même si pour le moment cell e-ci n'encourage pas ces exac- ti ons, ne peut-clle pas être dépassée un jour par ces éléments radicaux?

Déjà par le passé, il y avait eu des cas d'agressions de la part d'islamistes à l'époque on ne les appelait pas ains i à l' université, contre des filles ou des communi stes. Et au début des années qua tre-vi ngt, le groupe armé de Mustafa Souyal i menait la vic dure au pouvoir dans la gmnde banli eue d'Alger, près de chez nous, où bon nombre de gens le soute- naient Bouyali eSI mari dans une embuscade en février NoIre crai nte est de surcroît attisée par cert ains articles de journaux rendant compte de ce qui se passe en Afghanistan et 18 en Iran, où des islami stes imposent leurs préceptes à tous, y compri s par la violence.

Au point que nous évoquons souvent entre nous l'idée de quiuer le pays. Cette situation est pénible mais, heureusement, les groupes radicaux ne sont pas si nombreux.

C'est vrai qu'i l y a beau- coup de jeunes frustrés, et il y li de quoi l'être après toutes ces annéesde mépris de la part du pouvoi r. C'est pourquoi, lorsque les jeunes ont eu la possibilité d'agir, ils nous ont montré de quoi il s étaient capables. Durant ces quelques années, il s ont fait preuve d' un volontarisme bénévole hors du commun.

Que ce soit sur le plan Scolilire ou médical. Mais il est vrai aussi qu'à cerl ains moments leur détermination et leur virulence fom redouter leur victoire. Ils n'étaient pas violents. Au lendemain du premier tour des élections législat ives en décembre 1, lout le monde est à l'écoute: Pour les sympathisants du FIS, la chose est acqui se: Pour ses opposants, c' est la pani que et beaucoup parlent de quitter le pays. Moi aussi je veux partir, mais je n' ai pas obtenu de visa.

Nous craignons qu'en voul ant se débar- rasser de l' ancien système, le FIS n' instaure un État autorit ai re. Mai s il n' y a pas que la victoire du FIS qui nous fait crai ndre pour l' avenir: Ses responsables ont bien décrété ne plus voul oir sc mêler de politique, mais nous nous doutons bien qu' ils n'accepteront pas une alternance qui mettrai t en péril leur pouvoir.

D'ai li eurs, au moment de 1,1 grève du FIS en j uin , l' année n'étai t-elle pas sorti e des casernes et n'avai t-ell e pas. Pour la deuxième foi s en l'espace de quelques années, les militaires ont tué des dizaines de jeunes dans la rue, Et il s ont tout fai t pour éviter une victoire du parti diabolisé notamment en arrê- tant ses principaux dirigeants quelques mois plus lôt , Mai s ce dernier est, de par sa force populaire, imprévi sible.

Même ses dirigeants ne peuvent le contrôler tout à fait au moment dc la gucrre du Golfe, par exemple, la directi on du FIS avait soutenu l' Arabic saoudite. Nous ne savons pas ce qui va sc passer. C'est dans ce but que le FFS organi se une manifestation le 2 janvier. La marche sera impressionnante. Son slogan essen- tiel sc résume ai nsi: Je pensais d'ailleurs déjà qu' il aurait mieux valu reporter les élections à une date ultéri eure, pour avoÎr plus de temps de se structurer comme trois ième force.

Les rangs des démocrates étaient en effet très divisés. Le FFS, dont je fai sais partie, étai t un parti mûr, mais malgré ses initiati ves sur le pl an nati onal il restait cantonné dans les 2 1 Il 1 Il l' , 1 l' , , 1 milieux kabyles. Le RCD, né d' une sci ssion du FFS, n' avait quant à lui auc une ligne politique claire, si ce n'est son hostili té à son coura nt d' origine et à son leade r Hocine Aï t-Ahmed, ainsi qu' une haine viscéral e de l'isla- mi sme.

C'est en France que les médi as lui ont octroyé une importunee qu' il [l ' a jamai s e ue Cil Algérie, même e n Kabyli e. En ce 2janvier Mai s ta ndis que nous, légali stes que nou s sommes, pensons sauve r la démocrat ie, comptant les voix et faisant des pronosti cs optimi stes, dans les coulisses, les tenant s de l' opt ion militaire préparent un plan diabolique: Janvier , une illusion s'effondre Après le 2 janvier, date de lI otre grande marche, c 'est le suspense.

Du moins pour moi ct mes amis. Pou rt a nt , nous se ntons une certaine tens ion. Personne ne sait très bien ce qui va se passer, et les journaux francophones sont sur le pi ed de guerre.

L' anxi été monte et nous ignorons vraiment comment l' armée réagira: L' homme fort du moment. Al ors que les sympathi sant s du FI S fêlai e nt déjà leu f victoi re, la démission de Chadli les tétani se. Comment vont-i ls réagir à cetle victoire usurpée? Les responsables du part i appell ent au calme et conseillent de ne pas se laisser intimider par la présence toujours plus menaçante des forces de l'ordre dans les rues.

Déj à des rumeurs circul ent que le FIS va être interdit , mais les sympathi sants ne veul ent pas y croire. Il s restent conlï ,mts et ne sont pas du Out préparés à la répression qui va s' abaure sur touS ceux qu i SOIl! Et puis, nous apprenons qu' un Haut Comi té d' État, composé de cinq personnalités.

Comme d'autres, je sui s un peu choqué par le fait qu' il ait accepté ce rôle de pompier et sc laisse maintenall! Peu avant. Le FIS appelle li une manifestati on pour le 14 j anvier, qu' il annule pourtant , craignant une confronta- tion directe ct sanglante avec l' armée. Déjà, des accrochages entre mi li tants du FI S et forces de l' ordre postées devant les 23 il 1 1 1 l, [ , 1!

Des manifes tations spontanées se dérou lent da ns tout le pays et assez rapidement, les vendredis, jours de la prière hebdoma- daire, les alentours des lieux de culte se trans forme nt en champs de bataille.

Les fi dèles, en sortant des mosquées, protestent en général pacifiquement contre l'arrêt des élec- tions mai s l'armée les encercle, n'hésitant pas à ouvri r le feu.

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Les cadres du FIS sont traqués ct arrêtés sur leur lieu de travail , à leur domicile ou dans les locaux du parti. Ceux-ci, ainsi que les mosquées, sont perqui si tionnés et les registres nomi natifs confisqués. L'état d' urgence est décrété le 9 févri er le couvre-feu sera instauré début décembre. Mais dès janvier, à la tombée de la nuit, les rues des quart iers populaires sont désertées.

Les mili- taires s'y déploient et traquent les passants, surtout lesjeunes hommes suspectés de sympathie avec le FIS du fai l de leur all ure: Toutefoi s, ils soni nombreux à défier les forces de l'ordre en se rasse mblant spontanément dans les quartiers, criant des slogans, lançant des projectiles, etc.

On leur a volé leur victoire et personne ne sai t encore comment la situation va évoluer. De plus, nous nous trouvons dans un vide constitu- tionnel. Comment le remplir? À 8araki aussi, les habi tants sont révoltés. Quotidienne- ment, les adeptes du FIS sc re trouvent et manifestent.

Généralement, ces tions sont pacifiques. Les poli ciers sont là, un peu désemparés, et finalement c'est J'armée qui intervient en tirant en l' air pour disperser les gens. Une semaine après l' arrêt des élections, une grande manifestation se déroule à 8arah Il y a, semble-t-il, des provocations de l'intérieur de la manifestation.

Il paraît que des manifestants ont tiré sur les forces de l'ordre, cc qui a provoqué des tirs de leur part. Déjà en et puis en , nous avions connu ce genre de situations où des agents des services secrets avaient tiré sur les forces de l'ordre à partir de voi t ures banalisées, fai sant croire que des manifestant s violents visaient les forces de l'ordre.

Mai s en , il Y a 24 certainement aussi des islamistes qui cherchent la confronta- tion et espèrent déclencher une révolte. Le jour même de cene manifestation, il y aurait eu une réunion à Haouch Mihoub sous l' égide d' un homme très connu dans les cercles isla- mistes, appelé El-Andalous. Il aurait rassemblé ceux dont il pensait qu' i Is étaient prêts à prendre les armes et c'est ai ns i que le premier groupe s'est constitué à Baraki. C'était un groupe hétérocl ite, sans expérience ni armes.

Il a d'abord, pendant des mois, essayé de se consolider ct de se procurer armes et caches nécessai res pour survivre dans la clandestinité; ce n'est que plus lard qu'il est passé à l' action. Ses membres seront assez rapide ment décimés par les forces de sécurité. La population, elle, a dès le début exprimé son refus de cautionner ce putsch: Cela commençait à un endroi t et se ré pandai t comme un feu de hrousse d'une cité à l'autre, d'un quartier à un autre, embra- toute la zone.

C'était à la fois impressionnant et effrayant. Puis les mil itaires débarquaient et t iraient en direct ion des halcons et des fenêt res aux persiennes closes; ils arrêtaient à chaque fois beaucoup de jeunes. Des jours durant, nous avons suhi ces irruptions musclées. Il ,Iva it appelé les soldats à ne pas tirer sur la population civi lc ct on en a fait un appel 11 l'i nsubordination, prétexte pour l' arrêter il restera près de cinq ans en prison avant d'êt rcjugé ct condamné.

Et puis tout va très vite. L'état d'except ion est décrété, les eamps dans le Sud sont ouverts et les mil itants du I;IS arrêtés y sont envoyés par mill iers. Tous les cadres sont menacés et un grand nombre est tout de suite emprisonné. Le FIS se retrouve sans direction et éclate dans tous les sens. On yue les sympathisants du FIS sont de plus en plus désem- parés. Les protestations continuentlous les vendredis, mai s la répression est de plus en plus sévère.

Le 4 mars, le FIS est interdi t, ses locaux à Alger et dans les autres vil les fermés.

En avril , les assemblées communales et des wil ayas à majorité FIS 25 Il ,j! À Kouba ct Baraki, des di spos iti fs policiers s'i nstallent durablement. Il s y aménage nt un barrage permanent et arrête nt les personnes suspectes qui porte nt une barbe ou un kamis, contrôlent les papiers d'ide ntité, ctc.

Ce barrage sera la seule présence mi [itaire suivie dans les environs de Bentalha j usqu' à l ' installation du poste avancé en Pendant IOUle s ces années. La nui t, nous serons livrés à l' arbi - traire.

Pourtant nous nous trouvons dans la première région mi litai re, où sont présents des di zaines de milliers de soldats. Après l'i nterrupti on du process us électoral, je cont inue d'all er à la secti on du FFS. Les militants de Baraki commen- cent à recevoir les premières menaces. Ils sont encore protégés parce que le siège sc trouve en face du commissariat, mais il sera bi entôt fe rmé. Ent re fin et , nous ne nous sommes plus regroupés pour discuter. Nos rencontres ent re anciens mil itants du FFS ne reprendront que fi n Pour ma pari, j e n' ai pas repris d' activité politi que par la suite.

Bentalha, un village en marge de la capilale Début ,j'habite encore Sarah dans la cité 2 loge- ments, avec ma mère et mes frères. Depuis ,j' avais un terrai n à Bentalha qu' on m'avait all oué gratui tement parce que je travai llais pour la mai ri e j'exerçais la fonction de respon- sable technique dans l'Entrepri se communale de trava ux de Baraki.

Bentalha, bourgade située à environ seize kil omètres d' Al ger, fai t part ie de la commune de Baraki et en est un prolongement. Pl us tard a été érigée la cité de Diarel- Bamka, dont les habi tants devaient être rel ogés à Benlal ha, tant cl Ic était devenue vétuste et exiguë.

Baraki a depui s longtemps perdu son caractère villageois pour ressembler à une banlieue de capital e.

Il y a bien des vergers et une multit ude de mai sons individuelles, mais de pl us cn plus de cités ont été construi tes pour subvenir aux besoins croissants d' une métropole grandissante. Nous nous trouvons dans la région la pl us fertile d' Algéri e, la fameuse plaine de la Mi tidja durant l'occupation française, Bentalha était composé de quel ques fermes coloniales au milieu des ve rgers ct de gourbis où logeaient les ouvriers agri coles algéri ens.

La densité de popul ation augmentant à Bamki, les nouveaux lot isseme nts de Bent alha, notamment Haï el-Dji lali où se trouve mon terrain, devaient être attri bués en pri orité à ses habi ta nts. Avec les appuis nécessaires, ils obte- naient même deux ou trois terrains. En fai l, ils ne prévoyaient pas touj ours d'y construire et d'y habi ter, mais c' étaient des ohjets de spécul ation: III condi tion pour Ics conserver était de construire les fondations d' une bâti sse avant un an.

Les délégués communaux du FI S avaient en leur temps gelé les attributi ons de terrains et les permis de construire. Effectivement, ceux à qui avaient été concédées des terres avant , c'est -à-dire avant les élections communales, avaÎent tous des relations avec le maire, les élus, le respon- sable mil itaire local, le commissai re de police ou le respon- sable du parti unique.

C'était la pagaill e à cette époque et il n'était pas rare que le même terrai n soit attribué à plusieurs personnes. D'aill eurs,j'ai moi -même connu ce problème: Assez vite. Des cen taines de petites maisons ont ainsi vu le jour, à Baraki ct ailleurs. Depuis que je construis, je passe mon temps entre Baraki et Bentalha - Baraki est le lieu de mes liens familiaux et sociaux et de mon activisme politique, Bentalha, c'est là que va sc jouer notre avenir.

Je n'en suis pas très satisfait el tous les amis me demandent pourquoi je suis all é me terrer dans ce trou perdu, mai s il nous fallait bien un logement après le mari age de mes frères.

Nous emménageons à Bentalha en avrÎI -mai , trois mois après l'arrêt des électi ons, avec nos deux enfants - notre aînée est née en et le cadet en ; la troisième verra le jour en En empruntant la route départementale de Baraki à Sidi- Moussa, Bental ha est situé à droite.

Il débouche à l'ouest sur le grand oued. À droite du boulevard en venant de la route sc trouvent une école. Le petit oued qu'on traverse à cet endroi t est remblayé.

Fi nalemenl. Dans la seconde purti e du quartie r. Au sud des loti ssement s, des vergers s'étendent sur six kil omètres, tandi s qu'au nord-ouest est localisé. Au nord du qUllrtier. Vers l ' es t , en traversant la route département ale, on débouche sur Haouch Mihoub qui est un prolongement de Baraki , tandis qu'au sud il y a Caïd-Gacem, un loti ssement de la taille de Haï el-Dj il ali qui aura une grande importance dans la suite de ce récit.

Haï eI -Djilal i a été aménagé à parti r de et comport e maisons. C'est un quart ier où les familles sont pour la plupart modestes. Certai nes sont originaires de la cité Diar d -Baraka, devenue très exiguë.

De nombreux chefs de famille travaillent pour la mairie en tanl que chauffeur s, gardiens de purcs d'automobiles et de matériel, éboueurs, ct autres petites foncti ons dans la voirie. Pour eux, nous sommes des arrivistes qui avons pu avoir ces terrai ns aux pots-de-vin.

De fait, quelques commerçants aisés. Il faut avouer que nous avons eu cert aines faci lités pour Ilhtenir nos terrains mais, pour pouvoir construire, beaucoup dl livcnL faire des travaux supplémentaires ou bien du trabel1do, le marché parall èle. D' ailleurs, pour se procurer les matériaux de construction, les briques, le ciment.

Des arti sans. Il y a vair là un menui - sier, un tourneur, un frai seur, des petites usines, notamment de confection de textiles, et des commerces, dont un supermarché qui servira plus tard aux militaires de poste avancé.

A partir de Bentalha est un quartier très hétéroclite. Les habitams sont originaires de régions différentes. Si certains ont des attaches à Sarah d'autres sont de Oued Semmar. Nous sommes réservés les uns des autres, surtout en ces temps d 'i nsécuri té et de méfiance générali sée. Des liens ne se ti sseront que lentement, quand certains feront venir des voisi ns ou parent: Mais cela ne se passera qu' à partir de Dans la doul eur.

A cette époque, les famill es à Haï sont jeunes. Beaucoup de parents ont la qua rantaine el il y a peu de personnes âgées.

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Les adolescents ne se sentent pas à l' aise parce qu'i ls n'y ont pas grandi et quc tous le urs amis sonl restés dans les quart iers d'origine. Généralcmcnl, ils n'y passent que la nuit et pendant la journée, s'il s ne vont pas au travai l, ils nent à Baraki ou ailleurs. Pourtant , par la force des choses, même les jeunes seront contraints de rcster dans le quartier, puisque lOul déplacement deviendra très risqué.

Une majorité d'habitants de nos quartie rs sont des sympathisants du FI S. Mai s ce ne sont pas des militants et il n' y a presque pas d'hommes de Haï qui iront au maquis. Démocratie usurpée ou sauvée '!

Mais revenons au début de On nous a usurpé notre démocratie naissante e n nous répétant tout au long des art icles de journaux que cc coup d'État était nécessaire pour sauver la démocratie. En fai t, ma position pendant la péri ode raie était très ambiguë: Je soutenais qu'une victoire du FIS nous aurait menés vcrs une dictature, même si existaient en son sein une te ndance modérée et des gens raisonnables.

Mais la base, surtout là où je vis, ces jeunes mécontents et avides de justice, n'ont pas suivi les mots d'ordre pacifiques.

Salima Mellah

En réalité, on ne peUl le ur en vouloir. Nous n' avons jamais eu droit à la parti cipation poli- tique et pour une foi s qu'on nous a autorisés à décider de notre uvenir , nous ne nous sommes, e n défin itive, pas si mal débrouillés. Que le FIS ait remporté ces électi ons n'est pas seulement une conséquence de son importance, tout à fait réelle, mais aussi d'un concours de circonstances.

Une fois le choc passé, je sui s partagé. Je ne suis pas sati s- fuit de ce putsch, mais je ne peux nier qu' il a une dimens ion rassurante.

Je croi s encore fort e me nt qu'une coalition de démocrates peut tenir tête au FIS. Un point de vue doublement naïf. Je dois avouer que, au début, je ne suis pas cont re les camps dc concentration. Je pense qu'on veut provisoi re ment interner les plus violents militant s du FIS pour cal mer l' atmosphère et [las plus. Nous savons que certains d'ent re eux se sont orga- nis!! C'est une situation très inconfortable: Et puis, il ne faut pas oubl ier ces militants du FIS qui par le passé avaient menacé de changer tant de choses, jusqu'aux tenues vestimentaires.

Cela avait quelque chose d'effrayant. Qu'on les contraigne à ne pas dépasser certaines limites ne m'est pas désagréable. Sincèremenl , Les cadres du FIS étant internés ou contrainls à l' exil, les sympathi sants sont livrés à eux-mêmes. Avec le recul , on peut s'étonner que le parti ne se soit pas préparé à ce genre de coup ni n'ait pris certaines dispositions pour garantir la sécur ité de ses responsables ct militants. Il est incontestable que des groupes proches du FIS ou peut-être même au sein du FIS, ayant vécu la répression de la grève en juin et le report des élections comme une trahison, avaient déjà prévu la clandestinité avanl l'arrêt du processus, et décidé de ne plus jouer le j eu de la démocratie parlementaire.

Mais le gros des troupes voulait un changement pacifique et je crois qu' une bonne partie a vrai- ment voté pour le FIS d'abord pour se débarrasser de l'ancien système incarné par le FLN, Il faut le dire, Boudiaf n' est pas apprécié de la populati on de nos quartiers. Il est en effet le symbole de l'interdiction du FIS et de l'ouverture des camps de concenrration. Déjà, on entend parler de tortures.

Je me di s qu'il s'agit certainement de personnes qui ont commi s quelques délits ct surt out d' exagéra- ti ons de la part des sympathi sants du FIS. Je n'y attache pas trop d'importance. Mais peu à peu, j' apprends qu'il y a des victimes dont des jeunes que je connais - qui meurent sous les sévices et qu'on enterre anonymement.

Le gérant du foyer 32 le grand ré,'e de la dimocrm;l' sportif du cl ub de Baraki, un gars très séri eux, sympathisant du FIS, est ainsi arrêté en et meurt sous la torture. Il est enterré sans que la famille en soi t informée. Cela m'a révolté. Ce n'est pas le premier décès, mais c'est la première victime que je connais personnell ement et que j'appréciai s beaucoup. Au contraire, les gens sont satisfaits. D'autant plus que les médias présentent l'assassin comme un islamiste, Ce n' est que plus tard que les questions se poseront sur les véritables commanditaires.

Pour ma part , j'ai mal pris la chose: Mais il étai t bien naïf de croire en Boudiaf. Quand ceux qui l'avaient appelé n'ont plus voulu de lui, ils s'en sont débar- rassés, Et d'une manière peu élégante. Son assassinat était aussi une mise en garde à tous ceux qui osaient s'opposer aux véritables décideurs de l'armée: C'est une leçon que l'on n'oublie pas!

La répression s'abat sur nous et notre quarti er, au même tit re que sur tout l' Algérois. La salle de prière est détruite au dozer par les militaires qui arrêtent des di zai nes de jeunes et moi ns jeunes, dont l' imam, transférés e n prison ou dans les camps de conct! C'est J' occasion pour certains pol iciers et mi litai res de se venger sur les jeunes qui avaient montré leur force cn octobre La chasse à l' homme qui suit a que lque chose d'épouvantable: Il s ne parlent pas 34 avec les habitants, ils Icur donnent tout au plus des ordres.

Toul le monde doi t rester chez soi jusqu'à ce qu' il s débarquent dans les maisons. Il s exigent le li vret de famille, demandent les noms des personnes présentes, fouillent IOUl es les pièces et repartent , non sans avoir délesté les habi tants des bijoux et de l' argent qui leur tombent sous la main.

Toules les maisons y passent. Ils arrêlenllcs suspects, nul ne peut aller au lravail ou à récole ct les commerces restent fermés. C'est l' état de siège pour toute une journée. Dès la tombée de la nuit. Les militaires peuvent surgir de façon imprévue, en nous insultant Cl tirant en l'air.

Un jour, à Baraki, je me promène dehors avec ma fille quand les militaires arrivent. Un ami me dit: Je plonge par terre, entraî nant ma fill e. À occas ion, personnes sont tuées et une est blessée. A Bentalha, ils neTlt de manière très irrégulière, parfois pour arrêter quelqu'un de précis ou bien ilsquadrillcnt le quartier en tirant en j': Il s exigent qu'on éteigne la lumière ou q u'on ferme les volets.

C' est une sit uati on dangereuse, mais pour nous, à Bentalha, ell e reste prévisible parce que le village est situé à une certaine distance de la route départementale et nous voyons arriver les camions de loin. Les forces de sécurité, en fait. Il s'agit de contenir les protestations en un court laps de temps, en se débarrassant de l'encadrement du parti et en maîtrisant rapidement le mouvement.

En règle géné rale. Mais cette persécuti on disproportionnée en pousse cert ains, surtout les plus jeunes, à prendre les armes contre les militaires. Malgré les coups brutaux lors des ratissages, des barrages et des arrestations ciblées.

Les forces spéciali sées dans 35 la lutte cont re le terrori sme ne feront leur appariti on qu 'en Malgré le péri l, je n' ai pas peur. Il Y a évidemment des situa- tions où je crai ns les forces de répress ion, mai s ce n'est pas cette angoi sse insidieuse cl profonde qui nous ass iégera plus tard et ne nous quittera plus pendant de longues années, au point de devenir une dimension de notre personnalité. Durant l'année , la répression a un caractère arbitraire, mai s elle me semble tout de même ciblée, ou du moins j'ai l'impression de pouvoir la cerner ct les menaces des islamistes sont rares.

Au mOlllent de l'arrêt des électi ons, je suis à Baraki et les ranes policières sont quasi quotidiennes. Je me souviens d'un épisode qui après coup nous a fait rire.

Lors d ' une de ces descentes, un voisin qui a fu i de chez lui se cache dans noIre immeuble. II a très peur de sc faire repérer parce qu 'i 1 porte unc grosse barbe et en ces temps qui courent porter une barbe est suspect.

Je lui dis de venir chez moi. Il refuse d' abord pour ne pas me causer de problèmes. J'insiste en lui conseillant de raser sa barbe sur-le-champ. Dans le malheur qui le frappe, je ne peux m'empê- cher de rire car Sa peau fraîchemcnt rasée est si blanche qu' il sc trahit encore une fois! Il me rendra bien plus tard, après le massacre de , un grand service, en m'emmenant à Bentalha avec son taxi alors que personne ne s'y aventurai!. Entre avril et mai , nous emménageons donc à Haï el-Djilali.

J'ai des di scussions très ani mées avec les rares voisins qui me parlent. Eux sou ti ennent les islamistes et condamnent les pratiques polici ères, moi, je plaide pou r Boudiaf et m'efforce de les justifier.

Ce n'es t pas toujours facile à gérer parce que je suis l' un des rares habitants de Haï el-Djilali à penser ainsi. Dans les premières années, je suis assez marginalisé. Cc brassage faÎt que j'y ai trouvé des amis ayant les mêmes affinités I? Bentalha et surtout Haï el-Djilali, c'est autre chose. A celle époque-là, il n'y a ni infrastructures, ni endroit où se rencontrer, si ce n'cst la rue. Donc, comment se rapprocher et sc connaître pour se débarrasser des préj ugés, de plus dans un climat de peur et de suspicion?

Les autres vois ins se sont souvent CÔlOyés depuis un certain temps et surtout sont du même bord polit ique. Ma vic se di stingue en tout de la leur. J'écoute de la musique occi- dentale, je ne vais pas à la mosquée, ne fais pas le Ramadan. Mal gré cela, je sympathi se avec quelques-un! Lui est infirmier et se comporte de manière assez autoritaire vis-à- vis de sa femme. Il ne l' autori se pas à sortir, de peur qu' cl ic ne rencontre les jeunes du quartier.

Elle est encore jeune, parce qu ' elle s'est mariée très tôt. Ils ont qualre enfants. Ses seul s cont;JCIS dans le quartier, ce sont ma femme et Nassia, qui nous a beaucoup aidés dans nos débuts. Nous avons mis plus d' un an pour nous install er définitive- ment ct à celle époque le lotissement est bien habité.

Nous n'avons ni cau courante, ni évacuat ion des eaux usées. J ' aménage moi - même les installati ons, mai s pour l'eau potable, j'ai fait une demande à la mairic et il faut patienter. Nassia nous permet de nous approvis ionner en eau chez elle pendant presque deux mois.

Elle vit seule avec ses six enfants dans une petite maison de trois pièces, toul près de chez nous. Elle n' a pu la construire qu' en contractant des emprunts à la banque. N'ayant que très peu d'argent , clic doit fa ire trois boulots pour joindre les deux bouts. Il y a aussi Messaoud, qui est origi naire de Bentalha. Nous nous sommes li és d'amitié au til des ans. Il connaît bien l'endroit et il m'expliquera beaucoup de choses. Mohamed Brahimi. Il sympiuhi se avec le FIS et aura des problèmes avec la justice quand un groupe armé volera sa voiture.

Il fcra 37 même de la pri son. Lui aussi connaît bien le coin et, avec Mess aoud, il m' introduit auprès des aut res habitants. Au début, il ne m' apprécie pas du tout , il me prend pour un communiste, mai s plus tard il me soutiendra, surtout auprès des mi licicns qui le respectent.

Aïtar tra vaill e au siège de r APC Assemblée populaire communale comme tâc heron: Il enseigne à l'Institut des postes et télécommunica- tions, situé dans te quartier des Eucalyptus. Il Il e sympathise pas avec le FIS ; ct il connaît un commi ss aire responsable de PCO Poste de commandement opérationnel de la police , qui l'informe régul ièrement de ce qUI se passe.

Donc peu 11 peu, nous nous rapprochons des voisins. C'est surtout ma femme qui s'est bien adaptée au quartier en se ]jalll d'amit ié avec les voisines directes: Nassia, Salima, la femmc de Chouch, la femme de Moussa. Dans les premiers temps, les femmes se rencontrent au centre de santé ou bien sc rendent visite chez l'une ou l'autre.

Plus tard. En fa it, les femmes sont parmi les premières à subir les retombées de la cri se ct de la situation sécuritaire. Dès les premières menaces. Les visites en famille, qui sont d' une grande impor- tance pour elles. Ce n' est que plus tard, à partir de , que les sorties en famille ct même les fêtes reprendront, parce que, décidément.

La confrontation idéologique se manifeste j usqu' au sein des familles ou entre fami Il es qui traditionnell ement sont très liées. Dans l' une. Les con nit s idéologiques louchent même les femmes qui habi tuellement n'étaient pas intéressées par la polit ique, ct celles qui se retrouvent et se regroupent partagent 38 " les mêmes positions. Ell es di scutent beaucoup de politique au cours de cette période. Salima Lachani , notre vois ine, par exemple, ne sort jamai s mai s sait tout sur ce qui se passe à Alger et dans la région.

Les années et sont les années des contrats avec les services de sécurité. Tous veulent fai re fortifier leurs bâtiments et prévoient des murs de clôture. Nous n'y resterons pas longtemps parce qu' en fai t notre présence dérange les mi 1 itaires.

A vcc le temps. À partir de tu fin , des civil s qui travaillent pour l' armée sont assassinés. Je reçois les premières menaces en sous forme d' une lettre dans laquelle on exige une certaine somme d'argent. La deuxième leure est une menace de mort. Je quitte le chantier où je travaille à ce moment- là. Les menaces se font. Parfois, on nous impose de travailler malgré les menaces et le fait de ne pas se présenter est considéré comme un abandon de poste. J'ai réuss i à garder certains ouvriers en les plaçant ailleurs.

Est-ce le souveni r encore douloureux de la répression d'octobre qui a coûté la vie à plus de cinq cents jeunes? Est-ce le déploiement mi 1 itaire qui fait redouter le pi re? Est-ce parce que finalement les gens ne sont pas à ce point convaincus du rôle du FIS qu'i ls soient prêts à mourir pour le parti ou bien pour la démocratie? Certai ns,je J' ai dit, font cependant le choix de la lutte armée. Manifestement, il y a des groupes armés qui sc forment très tôt, certains même avant le put. Je suis persuadé qu'i ls ne sont pas très nombreux.

Si l'opposition armée avait été efficiente, elle aurait peut-être pu meure en péril cc régime affaibli. On raconte que certains généraux avaie nt déjà préparé leurs vali ses! Les groupes armés déjà consti tués ou qui s'organisent dès le déclenchement de la répression disposent d' une forte crédi bilité au sei n de la mouvance islamiste. Le MIA Mouvement islamique armé s'est reconstitué au début des années quatre-vingt-dix après avoir été démantelé en Les sympathisanb islami stes ont beaucoup de respect pour ce groupe qui tire cn partie sa légiti - mité d'une longue expéri ence de lutte armée.

De surcroît, son chef, Chebout i. Beau- coup de jeunes victimes des services de sécurité décident de rejoindre ses hommes, mais certains créeront aussi leurs propres formations sans allégeance précise, du moins dans les.

Dans le quartier, on connaît les militants du FIS et on ne les craint pas. Ceux qui Ollt échappé aux vagues d'arrestations continuent de vivre parmi nous, travaillent, jouent au foot et essaient de ne pas se faire repérer. Même durant les années et , certains continuent de porter barbe et kamis. Dans les Ill ois qui suivent le coup d'Étal des militaires. Il y a ceux qui plaident pour J'action et d'autres qui se ret irent et ne vont même plus dans les mosquées auparavant contrôlées par les militants de FIS.

Parfois, ils renoncent même à aller tout simpl ement à la mosquée, parce que, de plus en plus, faire ses 40 ,. L prières dans un li eu de culte devient suspect.

Les hommes qui, à ce moment-là, sont décidés à résister, sont ceux qui pren- drontles ilrmes peu après. Dans notre coin. Personnellement, je Ile suis pas très introdui t dans les milieux is lamistes et, ceux qui optent pour une activité clan- destine se faisant plus ou moins discrets, je ne sais pas qui est organisé en groupe.

Je sais que des mil itants du FIS rejoignent le maquis tandis que d'autres s'organisent localement. Les groupes locaux ne font pas encore d'attentats et, dans leur grande majorité. Dès l'arrêt des élections ct l'interdiction du FIS, des slogans font leur apparition sur les murs. Dans la nuit, des jeunes expri- ment leur opposit ion au régi me militaire à coups de, versets comniques, de slogans de glorificati on du pani et de l'Etat isla- miques, etc.

Les mili tai res n'osent pas sort ir de leurs postes dans l'obscurité mais prennent leur revanche le lendemain en arrêtant tous ceux qui leur tombent sous la main. Souvent, ce sOlllles gendarmes qui investissent les maisons sur lesquelles ont été faites les inscriptions et obligent Ics habitants à révéler les noms des auteurs. Lors de ces interrogatoircs, les militaires sont présents. À Bentalha, à plusieurs reprises, des arresta- tions de ce genre ont eu li eu. Généralement, les suspects sont embarqués au poste, passent un mauvais quart d'heure et sont relâchés.

C'est de l'intimidation. Mais parfois, cela ne sc passe pas de cette façon. Je connais un enfant de quatorze ans, très évei llé, habitant Baraki. Son père, militant du FIS, avait hébergé des membres d'un groupe armé. L'enfant est arrêté et torturé par les gendarmes de Baraki: Il s lui ont fait un trou dans le crâne Il a été relâché parce que mineur. Je ne sais pas ce gu 'i l est devenu. Vers la lin de l'année mais surtout en , des tracts accrochés aux murs font leur apparition. Ils sont signés par des groupes armés.

Il y est fait état de leurs exploits: Apparaissent aussi des 41 trac ts recommandant de ne pas regarder la télé. Ce ne SOnt pas encore des interdits et il n'y a aucune menace de sanction. C'est à part ir de cene date que j'entends concrètement parler de groupes armés. Mll is dans notre région, les groupes locllux ne sont pas encore vraiment actifs.

De temps e n temps. Il faut dire que. Il s s' adonnent sans scru- pule au vol et au racket, sachant très bien qu' il s nc seront pas pourSUIvI S. À Baraki et donc aussi à Bentalha, les mi litants du FIS cont i- nuent de se rencontrer pour échanger ct consolider des réseaux de soutien aux famill es des victimes de la répression de l'État. Il s se me uve nt comme dcs poissons dans l' eau et peuvent compter sur Je soutien matéri el et moral de la population.

Les commerçants le ur font des dons très gé néreux et les groupes n'ont pas besoi n de les racketter. Cela changera lorsque la composition des groupes sc transformera et que des hommcs plus je unes et moins connus prendront la relève ; ce ux-là feront press ion pour soutirer des fonds aux commerçants.

C'est de l'argent qui sera desti né notamment au soutien des fami ll es nécess iteuses et à l'achat d'armes. Le libraire de Baraki par exemple ne s' en cache pas- il clame partout: Un jour, nous aurons le pouvoir! La plupart des aUi res dona- teurs sont plus discrets. Dans les années et une part ie de , les groupes ne sont pas contre la populat ion. Leurs membres sont connus, ce sont souvent des hommes pieux e t résolus qui organisent la résistance. Ils combattent les forces de l'ordre et le système répressif, mai s c'est encore une violence calculée et ciblée.

Ce n'es t que peu à peu que leurs composantes et leur caractère vont changer. Avec une répression devenant de plus en plus féroce , le urs coups seront plus fréquents et les opérations d'embuscade contre les mil itai res se mulliplieront, mai s l'étau va se resserrer de plus en plus sur nous, habitants des banlieues. Le contact avec les a ut ori tés est prohibé e t il es t déconsei ll é de se re ndre au commissariat , de tra vaill er avec l'admini strati on de la commune. À part ir de , il est interdit de fumer puis de lire les journaux.

Les femmes, dans nos quarti crs. Mais alors qu 'avant beaucoup de femmes vont sans foul ard. Mê me les tilles commencent à le mettre. Nous sommes encore dans une péri ode où la popul ation ne ressent pas ces interdits comme tels ct se soumet volontairement aux diktats. C'est une fuçon de se démarquer de ceux qui ont toléré le putsch et d'exprimer son oppos ition. On sail que c' est un geste de bravoure que de porter la barbe.

Car la répression est féroce et les barbus sont souve nt arrêtés aux barrages: Durant les tortures, les barbes sont brOlées, extirpées avec des pinces ou arrac hées après avoir é té emplâtrées. Le barbu est devenu synonyme de barbare inculte. Il est l' ennemi désigné. Mais tout le monde ne se plie pas aux ex igences. Et comment ne plus parl er à un policier ou ne plus se rendre au commissariat?

On peut affi rmer cepen- dant que. Ce n'est pas tant la lutle pour l' instauration d' un Etat islamique qui moti ve les gens que le soutien 11 un mouve ment persécuté et contraint de passer à la clandesti nité afin de résister à l'injus- tice qui s' abat quotidiennement sur lui.

Beaucoup de villa- geois sont prêts à nourrir les combattants et à leur remett re les fu sil s de chasse. À Bentalha, les premiers groupes commen- cent à s' installer dans les vergers; ils construisent des case- mates et investi ssent le grand oued à l'ouest de notre quart ier. Beaucoup de jeunes suivent ce mot d'ordre et qui uent l'armée ou refu sent de faire leur service militaire.

Parfois, il s se cachent à la maison o u bien il s fui ent vers l' étranger; ce peUl être par sympathi e isla miste, mai s surtout pour échapper à l' enrôlement dans une lutte anli terrori stc dans laquell e ils sont sacrifi és par milliers. Nous entendons souvent des rumeurs au sujet d' épurati ons au sein de l'armée.

Le FIS a beaucoup de sympathisanls parmi les soldats, et pas seulement les appelés. J' appre nds par des ami s militaires que des collègues pieux qui font leurs prières sont suspects de sympa- thie avec le parti di ssous et peuvent être sancti onnés. Jusqu'où peut all er l'esprit inq uisiteur! Lorsque les ass ass inat s d'appelés se mult ipl ient , nous enlendons souvenl les sympa- thi sants islamistes dire que, en fait.

Oc plus, ce serait une bonne manière d'i ncriminer les groupes armés et de pousser les jeunes à s' enrôler dans l'armée. Cette stratégie aboutira plus tard et beaucoup de jeunes s' engageront dans l'armée pour échapper à la mort. Je commence à me sentir mal à l' ai se. Je vi s dans une région qui passera sous la coupe des groupes ct où toute la vie chan- gera. Néanmoins, dans l' année qui suitl': Jc sors avec mes enfants pour observer les gens jouer aux boules en face de ma mai son.

De temps en temps, jc vais me promener dans les orangeraies ou dans la pépinière et j ' en profite pour ramasser les escargots. Il y en a beaucoup, et rares sont les gens qui en mangent. Cert ains après- mi di. Mai s peu à peu, je m' aperçois que les gens vont plus rare- ment vers l'oued. Je fin is par y renoncer quand des vois ins m'averti ssent du danger: Nous n'avons plus COmme occupations que de faire quelques bricolages dans nos mai sons ou d'entretenir un petit jardin. Un peu pl us tard, avec la montée de la tension, il va être de plus en plus difficile de mener une vie normale.

Mais qu'est la normalité quand la press ion ct l'angoisse se gl issent de mani ère imperceptible et insidieuse chaque j our un peu plus dans notrc vie? Un étranger s'aventure dans notre cauchemar Durant l'été , mon frère fête son mariage chez ma mère, à Baraki. C'est la première vis ite de mon beau-frère en Algérie.

Nous osons sortir de la ville, all er à Aïn-Beni an et à La Madrague. Les premiers assassinats d' étrangers n' auront lieu que fin septcmbre.

Malgré cela. Les nuits sont touj ours chaudes en été, mais ce soir-là. Comme en période de fête, la maison est pleine. Le ventilateur 45 1 1 " Ile gu!! Il est un peu plus de 21 heures quand nous sommes surpri s par une détonati on.

Nous, qui sommes un peu habit ués à ce genre de déflagrati ons, ne les remarquons même plus, mai s mon beau-frère tressai llit. Son visage se crispe et change de couleur. C'est la première fois que Illon beau-frère assiste, quasi- ment en direct. Il se lè ve d'un saut et se met à la fenêtre. À l'extérieur, il fait noiret nous apercevons 11 peine quelques silhouettes se faufiler, en rasant les murs. Mon beau-frère me dit que c'est la derni ère nuitqu' il passe il Baraki.

La nouvell e de l'assassinat se répand tout de suite et les rucs sont désertées. Les jeunes appréhendent la descente des forces de sécurité et surtout de Lyes, réputé très violent. Auss itôt alertés, lui et ses camarades viennent en force et, lançant des insultes et obscéni tés aux habitants du quartier, se mettent à tirer dans tous les sens, visant les fenêtres des bâtiments. D'habitude, les policiers viennent très rare ment dans la ci té 2 logements.

S' il s entrent dans la cité, c'est parce qu' ils en ont reçu l' ordre explicite. Dans l'i mmeuble où habite mil mère ct non loin du lieu du drame, vi t une famill e dont le fil s cadet, Houssem. Houssem e! Il vient de temps cn temps rendre visite à sa famill e et, comme il est recherché, les jeunes contrôlent les alentours. Les gens prétcndent qu'i l ne s' est jamais attaqué à un voisin ct n' a participé à aucun assassinilt ou attentat dans le quartier.

Les jeunes ont énormément de respect pour lui parce que, en plus. Le lendemain. Des militaires et des gendarmes sont là ilussi pour participer à l'enterremenl du beau-frère du policier et surtout pour se protéger mutuellement. Lyes, quant à lui. Nous entendons quelques coups de feu qui provien- nent de l'appartement de la famille mais, heureusement.

Finalement, les policiers emmènent la mère. Durant plusieurs jours, Lyes et ses collègues débarquent dans le quartier, très tard dans la nuit, souvent saoul s, pour harceler les proches de Houssem, ce qui se reproduirn après sa mort, dix-huit mois plus tard. Houssem, très redouté des forces de l'ordre, sera en effet tué en , dans un accro- chage à Sidi-Moussa. Son corps a été attaché à un véhicul e de l'arméect tiré pendant un long moment pour que tous le voient, avant d 'être décapité. La dépouille n' a pilS été remi se à la famille , qui s' est réfugiée pendant quelques mois à Haï el-Djilali, dans la vi ll a de Hassan.

Délaissés des autorités Il faut di re que, pendant les premières années, les forces de sécuri té sont il peine présentes sur le terrain. La seule chose que nous subissons, ce sont les barrages ct les rati ssages. Ils ne sont d' aucune efticacité, parce que les membres actifs des groupes sont préparés à ces si tuations et savent les éviter.

La popula- tion civile, en revanche, a le doul oureux sentiment de ne béné- ficier d'aucune protection et d'être la victime de ces pratiques répressives. Les commissari ats et gendarmeries ferment leurs portes à double tour dès la nuit tombée. Pas moyen de les joindre même en s'y rendant person nell ement, tandis que le téléphone n' est ja mais décroché! A Bentalha, ils le lèvent tout en restant embusqués. Leur seule fonction semble être de nous terroriser.

Pendant ce temps, les groupes se déploient avec une facilité déconccr. Certaines sont entièrement sous leur coupe à panir de fin Je ne comprends pas du toul cette absence des servi ces de sécurité. C'est comme s' il y avait une volonté de laisser la situation se dégrader. L' absence des forces de sécurit é pendant la nuit est compensée par leur comportement d'autant plus sauvage à notre égard lors des rati ssages et des barrages.

Souvent, on ne les revoit plus. Ce sont des brutes. Généralement, ils surgissent en Nissan ou Toyota. Ils embarquent leurs victimcs et les transfèrent dans les PCO où ell es passent un très mauvai s quart d' heure.

Ces unités apparai ssent d'abord à Alger mai s, rapidement , elles s'install eront dans les quartiers périphé. L' un des centres les plus redoutés sera celui de Chateauneuf, vers lequel seront diri gées beaucoup de personnes arrêtées qui subissent la torture ou disparaissent dans leurs geôles.

Ce qui nous rend la vie vraiment dure à partir de , c'cst l' interruption de la construct ion de la route et la suppression du transport publi c entre Baraki et Bentalha. Il nous faut faire deux kilomètres à pi ed, souvent dans le noir, le froid et la pluie, pour rejoindre la roule départementale n" et le car en partance de Sid i-Moussa pour Alger.

Ce sont surtout les femmes et les écoliers qui souffrent de cette situati on. Après la marche, c' est l'attente dcs rares bus ou bien la continuation à pied. Les cars s' arrêtcnt rarement , sauf quand il y a encore des places vides.

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Mai s dès que la porte s'ouvre, c'cst à qui sera le plus habile. Pourtant, le calvaire ne fait que commencer. C'est inévitable, dès l'arri vée à la hauteur du premier poillt de contrôle militaire, tous les véhicules mettent leurs clignotants et se garent.

Tout le monde descend I! Les gens ont compri s que, une fois dehors. On perd un temps fou, il faut se concentrer ct être très sérieux. Parfois, quand on est dans un bus, on oubl ie le barrllge. J'ai vu des soldats gifler des fill es qui l'avaient oublié I! Comme si l'état d'urgence interdisllit le rire! Combien de fois aj. Plus d'une fois, je m'en sui s mêlé parce que je ne supportais pas cette façon de traiter les gens.

Je cri ais et je menaçais de prévenir tel eomm. Comme quoi travailler avec les militaires pouvait rendre service!

Les chauffeurs foncent sans se rendre compte de l'obstacle et vont droit vers III mort. Il faudra quelques mois pOUf que les gens s'adaptent et dével op- pent de nouveaux réflexes. Son malheur est arrivé bien plus tard, début , quand les militaires commencé à investir le terrai n. Cheikh Larbi.

Le couvre-feu du re j usqu ' à 5 heu res, mais ell e ne peut plus altendrc. Il faut faire vi te ct donc Areski prend la voit ure pour embarquer M' harned, mon voisin direct qui est infir mier, Cheikh Larbi ct Warda. Arrivé au niveau du barrage, il allume la lumière intérie ure de la voi ture, étei nt les phares et avance lentement, comme nOus avons appri s à le faire. Areski est blessé. Warda sort en criant: Il Arrêtez, je vai s accoucher! Après quelques palabres, les militaires consentent à les lai sser passer, ct c'est M'hamcd qui prend le volant de la voit ure pour emmener l'un ct l'aulre d'urgence à l'hôpital.

Ils arrivent devant le barrage sui vant, à El-Harrach, ct là les militaires manquent d'abattre Areski, parce qu 'i ls le prennent pour un terrori ste blessé. Il faui toute la force de persuasion de Warda et M'hamed pour qu'enfin il s soient autorisés à se rendre à l"hôpital.

Areski , touché li la hanche, en gardera des séquelles jusqu'à ce jour. Warda, heureusement, accouchera sans grandes difficultés. Le barrage tout près de chez nous, à la sortie de Haouch Mihoub voir carte p.

Pendalll des années, les mi litaires qui y sont postés harcèlent les habitants de nos régions. Depui s , ils contournenltout simplement ce point de contrôle en empruntant par-derrière une pi ste qui passe par Ghrora pour déboucher sur Barak.

Tout le monde le sait el nous- mêmes nous emprunt ons ce chemi n pour éviter les mili - taires. Ces derniers, eux, n'essaieronljamais de barrer la route aux groupes.

D' ailleurs, à parti r de , à Bentalha, les rati ssages se fOllt pl us rares. En revanche. Et il n' est pas rare que des membres de la fami ll e du recherché soient emmenés parce que suspectés de soutien au terrori sme.

En fait. Les personnes citées sont à leur tour arrêtées, et ainsi de suite. De cette manière, les mil i- taires espèrent démanteler les réseaux de soutien. Car il s 'agit bien de cela: C'est surtout II Baraki que nous vivons ces descentes cauchemardesques. Ces campagnes de terreur peuvent toucher n'import e qui: Mai s mi s à part ees rati s- sages el ces rafles, les mili taires sont praliquemelll absents. Ce n'est qu' à partir du début que leur présence s'est accrue. C'est aussi la période des exécuti ons sommaires d,ms les rucs.

De nombreux jeunes sont liquidés el, au petit matin, les voisins ou parents les découvrent, horrifiés. Cette pratique deviendra systématique à parti r de Durant celle année-l à, nous apprenons qu'à Cherarba une cinquantaine d'appelés ont été tués. Comment ce fait-il que ce GIA cible prioritairement que les populations qui avaient soutenu massivement le FIS et la lutte armée?

Durant cette période tragique, les vrais groupes des moudjahidines ont continué sans relâche à dénoncer ces actes criminels sans que personne ou presque ne prête attention à eux…. Ces massacres se sont étendus ensuite pour toucher la population dans son ensemble, et les prétextes du GIA des services secrets au sujet de ces tueries étaient aussi innombrables que versatiles.

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Ainsi, les crimes les plus horribles ont été commis contre la population et le dit plan terroriste a été exécuté comme promis. Après ce massacre, le 5 février, il écrit: Ne sachant pas que par cette action naïve et désastreuse, il va donner un sursis aux manipulateurs de la sécurité militaire algérienne, qui avaient de plus en plus de mal pour continuer à faire passer ces agents comme des moudjahidines….

Abou Hamza, dans sa profonde rivalité personnel avec Abou Qatada, saisit cette occasion: Dans ce communiqué signé officiellement par Antar Zouabri, alias Abou Talha, il est écrit: Abou Hamza Al Misry, le 29 septembre déclare finalement, sa rupture absolue avec le GIA, ses dernières paroles sont sans appel: A Les militaires parlent.

Vous voyez ce sont des gens qui ne reculent devant rien pour garder leurs fauteuils. Ces propos sont confirmés par un autre agent, Adlane Chaabane, qui explique, également en janvier , à un quotidien en langue arabe de Londres El-Watan el-Arabi, le 2 janvier Depuis , les massacres sont conduits par les services de sécurité, et particulièrement par une section spéciale de la Sécurité militaire qui les organise et les exécute.

Leur méthode de travail est la suivante: Les éléments rentrent dans les localités et ciblent des familles bien précises, celles auxquelles appartiennent les islamistes recherchés. Ils frappent à la porte en criant: Les maisons sont détruites ensuite, durant la journée. Je me suis étonné après la citation des cibles en leur disant que ces personnes sont des politiques et ont été forcées de prendre les armes ; et il est possible de trouver, avec eux, des solutions qui préserveront les droits de tous les Algériens et éviteront de faire couler plus de sang.

B La réalité des Khawarij algériens: Comment cela a-t-il pu se faire? Cheikh Al islam Ibn Taymiya a délivré une fatwa sur la ville de Mardin, à la question de savoir si elle était dar oul Harb ou dar al islam, il répondit: Et c'est une obligation pour les musulmans d'endosser la responsabilité de la nettoyer de la souillure et de l'agression.

Encore une foi extrémisme rime avec simplisme…. Voir la lettre complète à cette adresse http: De même le cheikh Albani rah: Alors nous demandons à Abdelmalik Ramadani: Ainsi comme les partisans exagéré du takfir nous ne les taxerons pas de mécréance, car, comme le dit le Cheikh Otheymine dans Qawa'id al Mouthla: Par contre, ils acceptent et agréent celui qui les suit et leur donne raison même si ce dernier est ignorant, de mauvaise intention ou de bonne intention, ne possédant pas de science.

Cela leur suffit pour louer celui qu'Allah et Son Messager ne louent pas et de se dresser contre celui qu'Allah et Son Messager acceptent. Ils pratiquent l'alliance et le reniement selon leurs propres passions, non selon la religion d'Allah et de Son Messager. Et ceci rejoint toutes les analyses de nos grands chouyoukh, Salafs et khalafs dans leurs méthodologies: Cette coïncidence quant à la dénomination commune entre les ghoulat at takfir est surprenante….

Et nous nous rappellerons que ces belles paroles de l'Imam Ahmed a dite: Gardez-vous de les imiter. Que chaque moujahid se rappelle: Ils dépassent en valeur les actions des gangs de la mafia, pour qui la fin justifie les moyens, et qu'aucune limite imposée par la foi religieuse, ni aucune loi ni aucune règle ne retiennent.

Et certains toujours usent de leurs langues perfides pour discréditer ce combat, assimilant dans ce terme de terrorisme les actes de nos frères. Et énonçant que ceux la, continuent dans la voie du GIA pervertie: Soyez donc prudent face à la campagne de tromperie et de désinformation qui sera grande de la taille de la frappe mortelle que recevront les agents des croisés. Donc s'ils prononcent les deux shahadas témoignages mais s'abstiennent d'observer les cinq prières quotidiennes ils doivent être combattus jusqu'à ce qu'ils fassent les prières, et s'ils s'abstiennent de payer la zakah, cela incombe à Tous les Musulmans de les combattre jusqu'à ce qu'ils commencent à payer la zakah.

De même, s'ils s'abstiennent de jeûner le mois de ramadan ou de faire le pélerinage à la Maison d'Allah ou refusent d'interdire les abominations ou l'adultère ou les jeux de hasard ou les boissons alcoolisées et d'autres chose interdites par la Shariah islamique ; ou s'ils refusent d'appliquer les lois du Qur'an et de la Sunnah se rapportant à la vie, la propriété, l'honneur, la direction des affaires et d'autres choses ; ou s'ils s'abstiennent d'enjoindre le bon et de combattre le mal, et de combattre les infidèles jusqu'à ce qu'ils embrassent l'Islam ou payent la jizyah l'impôt en soumission.

De la même manière, s'ils introduisent des innovations dans la religion contraires aux enseignements du Qur'an et de la Sunnah, et à la pratique des pieux prédécesseurs ainsi que des imams vertueux de la communauté, pour instake, blasphémant les noms, les signes, ou attributs d'Allah, ou rejetant les ordres divins ou le décret, ou rejetant les manières avec lesquelles la communauté Musulmane s'est comportée au temps des Califs bien guidés, ou diffamant les premiers parmi les émigrés muhajirin et les supporteurs ansar et ceux qui les ont suivi fidèlement dans leurs pas ; ou s'ils combattent les Musulmans les forçant à se soumettre à eux, abandonnant la Shariah islamique, et tous les autres cas similaires.

Concernant ce que Allah dit: Pourtant cela ne veut pas dire que les choix stratégiques ou les orientations prises par ceux qui combattent ne peuvent pas être critiqué: Et Allah sait mieux. Les résultats électoraux des dernières élections de en Algérie: Khaled Nezzar, Larbi Belkheir, Lamari]. Les deux espions et manipulateur de la DRS]. Qui peut raisonnablement imaginés ces takfiris éliminés des personnalités islamiques opposés. Toutes les erreurs lui incombent seul et toutes les vérités sont dues à Allah.

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Une vidéo montage est disponible aux liens suivant: Mise en ligne par toumouh4 le 26 Septembre Partie 1: Mise en ligne par toumouh4 le 11 Avril Partie 2: Mise en ligne par toumouh5 le 01 Juin Accueil Contact. DE à A. Rappel………………………………………………………………………page 6 B. Chérif Gousmi, émir du GIA islamique unifié, est tué par des forces de la sécurité militaire, le 26 septembre , dans un accrochage dans lequel périt aussi un autre responsable du GIA.

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